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Les faitsLes projections des derniers modèles climatiques montrent que les chutes de neige pendant les mois de décembre et janvier connaîtront un déclin net sur une partie du continent, encore davantage marqué dans les pays du Nord.
La neige pendant la période de Noël ne disparaîtra pas mais elle devrait nettement se raréfier en Europe d’ici la fin du XXIe siècle, selon les projections faites par une douzaine de modèles climatiques. Selon ces données, synthétisées par les équipes du projet européen Copernicus, fin 2021, les chutes de neige pendant les mois de décembre et janvier connaîtront un déclin net sur une partie du Vieux Continent, encore davantage marqué dans les pays du Nord.
Dans la région d’Helsinki (Finlande), par exemple, la neige représente actuellement environ 58 % des précipitations totales entre décembre et janvier, mais pourrait descendre à 42 % d’ici la fin du siècle dans le scénario qui implique un plafonnement du réchauffement planétaire à moins de 3 °C. Dans la pointe sud de la Suède, la part de neige pourrait reculer de 22 % à 9 % dans le même intervalle.
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En France, la région la plus concernée, l’Alsace, pourrait voir la neige reculer de 21 % à 14 % des précipitations totales sur cette même période, le plus souvent au bénéfice de la pluie. Dans le sud de l’Europe, les chutes de neige, déjà rares, pourraient tout simplement devenir inexistantes, même en prenant en compte la variabilité naturelle du climat.
Le recul de la neige et son « remplacement » par la pluie auraient des conséquences profondes pour les écosystèmes, particulièrement dans les pays arctiques. Moins de couverture neigeuse diminuerait l’albédo terrestre (c’est-à-dire la capacité à renvoyer le rayonnement solaire vers l’espace), ce qui contribuerait à accélérer le réchauffement dans ces régions, déjà profondément déstabilisées. Le recul de cette couverture entraînerait aussi une fonte du pergélisol (partie des sols constamment gelés, en été comme en hiver), lequel pourrait libérer de grandes quantités du méthane (un puissant gaz à effet de serre) qu’il contient depuis des dizaines de milliers d’années.
La carte ci-dessous visualise la part des précipitations totales qui tombera sous forme de neige au sol, par région européenne et jusqu’en 2094, d’après le scénario « SSP2-4.5 » établi pour servir dans le sixième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publié en 2021. Ce scénario implique un réchauffement moyen de la température moyenne de 3 °C d’ici 2100, ce qui correspond plus ou moins à notre trajectoire actuelle.
