La station alpine francophone huppée de Crans-Montana est en deuil après l’incendie d’un bar qui a coûté la vie à une quarantaine de personnes et fait 115 blessés graves. Les témoignages poignants et les questions sans réponse affluent.
Les drapeaux seront en berne pendant cinq jours au Palais fédéral – siège du gouvernement et du Parlement suisses à Berne – et les condoléances ont remplacé le traditionnel message de Nouvel An. Le jeudi 1er janvier au soir, premier jour de sa prise de fonction à la présidence de la Confédération suisse, conformément au système de présidence tournante du pays, Guy Parmelin a souligné « le contraste saisissant, l’ironie cruelle, de devoir adresser à la population un message autre que celui, calme et paisible », qu’il avait préparé. Il est venu, au contraire, présenter ses condoléances sur les lieux de la catastrophe, dans la station balnéaire huppée de Crans-Montana, particulièrement fréquentée à cette période de l’année, afin de pleurer « l’une des pires tragédies que notre pays ait jamais connues »
L’incendie, dont les causes restent inconnues, a fait 40 morts et 115 blessés, pour la plupart grièvement, selon les premiers bilans. Entre 80 et 100 blessés sont toujours dans un état critique ; la plupart d’entre eux n’ont pas encore été identifiés, a déclaré Stéphane Ganzer, chef de la sécurité du canton du Valais, vendredi matin.
Les témoignages recueillis tout au long de la journée par les médias nationaux étaient bouleversants. Léandre, un chef cuisinier français de 32 ans, parmi les premiers arrivés sur les lieux, a fait de son mieux pour porter secours aux victimes. « Tout s’est passé en quelques secondes. Des centaines de personnes ont été brûlées vives, des jeunes qui sortaient du bar. C’était terrible à voir », a-t-il confié au site d’information Blick.ch. « Certains étaient complètement carbonisés. On a essayé de les aider autant que possible, de les couvrir car ils n’avaient plus de vêtements. On voyait bien que même les sauveteurs étaient désemparés,
La Suisse sous le choc après un incendie tragique dans un bar : « C’était une zone de guerre. Cheveux, visages et mains brûlés. »
