Le déploiement brutal et sans concession de la puissance américaine sous l’ère Trump II ouvre enfin les yeux des alliés de Washington.


L’Europe se trouve dans une phase périlleuse, ayant reconnu sa solitude mais manquant des moyens d’une véritable autonomie, tandis que l’émotion suscitée par l’agressivité des empires appelle une réponse, écrit Sylvie Kauffmann, chroniqueuse au Monde.
En novembre 2019, le président Emmanuel Macron a choqué la communauté internationale en déclarant, lors d’un entretien avec 
The Economist , à la veille d’un sommet de l’OTAN, que l’organisation était en état de « mort cérébrale ». Remettre en question une telle institution – pilier du lien transatlantique depuis 70 ans, pierre angulaire de l’ordre international – était presque sacrilège. La chancelière Angela Merkel a exprimé sa froide désapprobation, comme à son habitude. Le président Donald Trump a qualifié les propos de Macron de « odieux » et de « très dangereux » pour la France, car « personne n’a plus besoin de l’OTAN que la France

Les États-Unis ont-ils besoin de l’OTAN ? Six ans plus tard, la question se pose à nouveau, alors que le président Trump, se prenant pour le maître du monde, a proclamé son intention de s’emparer du Groenland, territoire appartenant au Danemark, membre de l’OTAN. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a averti que la mise à exécution d’une telle menace signifierait

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *