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Analyse approfondie : Le flux incessant de millions de vidéos générées par l’intelligence artificielle sur Instagram, TikTok, YouTube, X, Facebook et autres plateformes est devenu incontournable. Et les utilisateurs en redemandent.
Des lapins factices sur un trampoline. La mode italienne du « cerveau détraqué ». Un faux coup d’État en France. Les dernières publicités de Coca-Cola et McDonald’s. Des vidéos de propagande de Donald Trump. Tibo InShape [influenceur fitness français] se moquant des publications racistes le mettant en scène. Toutes ces vidéos, générées par intelligence artificielle, ont fait la une ces derniers mois. Mais le contenu généré par l’IA alimente aussi discrètement les fils d’actualité de la plupart des utilisateurs des réseaux sociaux, souvent à leur insu.
Les signes sont partout. Au printemps, une analyse des dix chaînes YouTube les plus populaires aux États-Unis a révélé que quatre d’entre elles publiaient systématiquement des vidéos générées par intelligence artificielle, principalement du contenu musical. En novembre, un porte-parole de TikTok a indiqué que 1,3 milliard de vidéos de ce type avaient été recensées sur la plateforme.
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À l’origine de ce phénomène se trouve la démocratisation des outils de création vidéo par IA générative. Ces outils – Veo (lancé par Alphabet), Sora (OpenAI), CapCut (Bytedance), MovieGen (Meta) et Grok (xAI) – sont désormais directement intégrés aux plateformes d’IA grand public (Gemini, ChatGPT, Meta AI, etc.). Grâce à une simple instruction écrite, n’importe qui peut créer une vidéo en quelques minutes – et en quelques mois seulement, le réalisme de ces vidéos a fait des progrès spectaculaires.
La plupart des entreprises à l’origine de ces technologies gèrent également les réseaux sociaux les plus populaires : YouTube, TikTok, Facebook, Instagram et X. Selon Alexios Mantzaris, chercheur spécialisé dans la désinformation pour le site Indicator , ces entreprises doivent prouver l’utilité de l’IA, raison pour laquelle elles mettent ces outils à la disposition des utilisateurs. Mantzaris estime que cette stratégie vise à justifier les valorisations artificiellement élevées des entreprises du secteur technologique, alors même que les inquiétudes concernant une possible bulle spéculative s’intensifient.
