
Depuis qu’il a fait entrer le géant chinois de la distribution Shein dans le grand magasin parisien BHV, Frédéric Merlin fait l’objet d’une avalanche de critiques. Se présentant comme un self-made man issu de la classe moyenne, cet homme de 34 ans tire en réalité ses revenus d’opérations immobilières lucratives et de dettes impayées.
L’avertissement venait d’une vieille connaissance : « Si vous lui posez des questions délicates ou simplement pertinentes, il vous mettra sur liste noire. » Le messager de mauvaises nouvelles semblait avoir raison.
Frédéric Merlin a catégoriquement refusé de rencontrer M Le Magazine du Monde. Après trois semaines de demandes, la réponse est enfin arrivée : « Il n’est malheureusement pas disponible », a déclaré un consultant de Forward Global, l’agence qui gère la communication de Merlin et de sa société, la Société des Grands Magasins (SGM). Notre liste de questions envoyée par e-mail n’a pas eu plus de succès. « Compte tenu de leur ton, la SGM n’a pas l’intention d’y répondre », a déclaré le même porte-parole.
À l’approche de Noël, le directeur du grand magasin parisien BHV fait profil bas. Pourtant, au cœur de l’automne, cet homme de 34 ans a multiplié les apparitions médiatiques. Impeccablement vêtu, les cheveux lissés en arrière, le teint hâlé et le sourire radieux, il défendait ce qu’il présentait comme une « exclusivité mondiale » : un partenariat avec Shein, la plateforme de mode ultra-rapide critiquée pour ses abus environnementaux, éthiques et sociaux.
