Suite à la décision de justice de libérer le propriétaire du bar Le Constellation, le mécontentement grandit en Italie. Le gouvernement suisse a réagi avec compréhension et a rappelé le principe de séparation des pouvoirs dans l’enquête sur le tragique incendie de Crans-Montana.
Une vague d’indignation déferle sur la Suisse depuis l’Italie après la décision, vendredi, d’un tribunal valaisan de libérer sous caution Jacques Moretti, propriétaire de bar, moyennant une caution de 200 000 francs suisses (249 000 dollars). Cette vague a également pris une dimension politique plus marquée : l’Italie a rappelé son ambassadeur en Suisse pour consultations à Rome, a annoncé le gouvernement samedi.
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a non seulement exprimé sa « profonde indignation » face à la décision du tribunal, mais a également réitéré son appel à une coopération entre la Suisse et l’Italie dans le cadre de l’enquête. L’incident, survenu le soir du Nouvel An dans la station de ski valaisanne, a fait 40 morts et 116 blessés.
« Je demande maintenant, après ce qui s’est passé, qu’une équipe d’enquête conjointe soit immédiatement constituée et sans autre résistance, en s’appuyant sur l’expertise et le professionnalisme des forces de police italiennes », a exigé Meloni dimanche dans une interview accordée au journal italien Corriere della Serra .
